MAISON LAMELOISE (Chagny)

MAISON LAMELOISE (Chagny en Bourgogne)

Tél : 03.85.876.565
Date du repas : Jeudi 9 juillet 2020 – le midi
2 Menus du Déjeuner (85€) -2 cocktails maison -1 bouteille de Saint Romain-1 Eau minérale

 

Saveurs d’ici et d’ailleurs : Sucette de foie gras, bille tomate et fraise, sablé Comté et romarin, rillette de truite de l’Yonne, Melba de Judru de Chagny et radis
Melon, au lait de chèvre, eau de melon & menthe
Écrevisses du Val de Saône, tarte fine, haricots verts & gravlax de féra, crème d’Etrez,jaune d’œuf confit, granité à la pêche
Bœuf Charolais & ventrèche de thon, faux filet rôti, pastèque voilée d’aubergine,
pomme de terre fumée aux sarments de vigne, sabayon au poivre de cassis
Avant-dessert
Rhubarbe & coquelicot, sablé à l’huile de noisette, rhubarbe pochée,
crémeux & gelée coquelicot, poêlée de fraises & sorbet rhubarbe


TOTAL : 278 €

La note de Monsieur : 15/20

La note de Madame : 14/20

Alors, ce repas ?
Nous l’attendions, cette première expérience dans un restaurant triplement étoilé, une réservation faite un mois à l’avance, confirmée par mail et par téléphone… Un menu du déjeuner au prix abordable, tous les voyants étaient au vert.
Nous arrivons donc à Chagny, sous un soleil de plomb, mais nous trouvons une place ombragée. A la réception du restaurant, un accueil comme il se doit, et tout de suite, on nous demande si on a trouvé une place, et à quel endroit. Juste là ? ah c’est une zone limitée à 30 minutes et “ils” passent souvent. Merci beaucoup de nous avoir évité une amende.
La salle n’est pas spécialement sophistiquée, ni même luxueuse, et les petites ouvertures de cet ancien relais de poste obligent à avoir une lumière artificielle même un midi de juillet. Mais bon, on va se concentrer sur le contenu de l’assiette. Ah si, petit problème logistique, il n’y a rien pour poser mon sac à main et mon nouveau chapeau (que j’adore). Je suis donc obligée de poser tout cela par terre, ça fait pas très “luxe”.
Nous avons donc opté pour le menu du déjeuner à 85 €, qui est un menu unique mais, en réservant par le formulaire, nous avons pu préciser nos “régimes alimentaires”, à savoir pas de fruits à coque pour moi, et pas de veau ni agneau pour Monsieur, qui a décidé de ne plus manger de bébés… Pas de problème, le maître d’hôtel fait le point avec nous sur ce sujet, tout va bien.
On  nous propose un cocktail maison, avec notamment du ratafia de Bourgogne, c’est plus sec que les cocktails qu’on nous propose souvent mais ça change un peu, on patiente quelques minutes, et la première assiette arrive. Pas de chance, il y a des cacahuètes sur le foie gras.
J’en profite pour plaindre au passage tous les vrais allergiques aux fruits à coque. Personnellement, je serais morte une bonne dizaine de fois, car dès lors que ce n’est pas un ingrédient essentiel, les restaurateurs n’ont pas le réflexe de penser “ah elle a demandé s’il y avait des fruits à coque dans le dessert, mais il y en a dans le plat d’avant”…
On reprend le fil du repas : une autre assiette arrive, ça fait plein de petits trucs à picorer et c’est très bon. Un adorable petit pain feuilleté arrive, on dirait une brioche et on salue au passage le travail du chef boulanger qui officie dans les lieux.
Arrive ensuite la tartelette aux écrevisses, elle est froide, ainsi que le bouillon servi à côté et qui se boit directement au récipient…on va dire que c’est un concept.
Le bœuf arrive, avec de beaux accompagnements (il y a même de la pastèque)  et j’ai l’impression d’avoir enfin un vrai plat devant moi.
Petit étonnement au  moment du dessert, trois assiettes nous sont apportées en même temps, tout est bon certes, mais je ne comprends pas l’intérêt d’avoir des mignardises aussi copieuses que le dessert. D’ailleurs, est-ce que ce sont des mignardises ? sans doute pas car on nous conseille de commencer par les boules posées sur la glace. On ne cherche pas plus à comprendre la conception du repas et on finit ce repas comme on l’a commencé : en picorant. Cette fois,  bon point pour le majordome qui me précise que les graines ne sont pas des fruits à coque mais du sarrasin.
Autre point positif, dès l’entrée, nous indiquons que nous ne finirons pas la bouteille (au prix raisonnable de 70 € !) et le sommelier nous propose immédiatement de la reboucher pour qu’on l’emporte.
En conclusion, un très bon repas certes, mais rien de transcendant pour un trois étoiles. Outre le cadre vieillot, je me souviens avoir passé un meilleur moment dans les deux étoiles dans lesquels j’ai mangé : La Grand Vigne et Anne de Bretagne

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