LA GRAND VIGNE (Martillac)

LA GRAND VIGNE (Martillac)

Par où commencer ? 
Cette extraordinaire expérience dans un restaurant doublement étoilé nous a été offerte par l’organisation du Label “Tables & Auberges de France”, organisateur du Trophée du Petit Déjeuner Gourmand, dont nous avons remporté la deuxième édition en 2018, catégorie Amateurs (plus d’infos ici).
Nous voulions profiter de ce généreux cadeau, à hauteur de 300 € quand même, pour nous offrir un repas dans un restaurant que nous n’aurions jamais fréquenté en temps ordinaire,  au cours d’un break à deux.
Après beaucoup d’efforts, Sarah et Annie, de “Tables & Auberges de France”, ont réussi à nous obtenir une table à La Grand Vigne, du complexe “Les Sources de Caudalie”. J’ai cru à nouveau pleurer d’émotion en lisant le mail nous indiquant que la réservation était finalement validée, malgré un restaurant normalement complet. 
Après un passage chez le coiffeur, quelques achats vestimentaires,   nous voilà prêts pour rejoindre  notre hébergement réservé dans la même commune de Martillac, au Château de Lantic.
Arrivée la veille d’Halloween, on est bien dans l’ambiance…
Mais la chambre a du cachet…
Et la salle du petit-déjeuner aussi… donc tout va bien
Puis le grand soir arrive, on regrette seulement d’être dans une saison qui ne nous permet pas de profiter des extérieurs, du potager…
Nous sommes installés pas très loin de la cheminée, et surtout, excellente idée, nous ne sommes pas face à face, mais côte à côte, ce qui nous permettra de profiter pleinement du ballet des serveurs, donc repas et théâtre au programme…
Le responsable de salle vient nous accueillir, et nous félicite pour notre victoire au Petit-Déjeuner Gourmand, et nous glisse qu’il pensera à nous s’il a besoin de recruter dans ce domaine ! 🙂
Puis les premiers amuse-bouche arrivent : tartare de bœuf fumé (une cloche est soulevée devant vous d’un geste élégant et une fumée se dégage), des tartelettes garnies de crème aux cèpes de la région posées sur de la mousse et deux huîtres recouvertes d’une crème légère)Puis, on nous propose un choix de trois pains : au maïs, au seigle ou au boudin noir… Devinez ce que la curiosité nous a poussés à choisir…
Il s’avère que ce pain au boudin noir était bien relevé, et d’une texture briochée. Pour les plats que nous avons choisis dans la carte, nous sommes sagement revenus au pain de maïs. Beurre demi-sel de Bretagne !Un autre amuse-bouche arrive, il s’agit d’un artichaut reconstitué, et farci de champignons, on adore la petite pâquerette !
Puis mon entrée arrive, j’ai choisi le plat signature du chef : l’œuf de ferme en colère,  chlorophylle et jus de volaille
Pierre a pris le tourteau, céleri branche et coquillages de Galice, un petit chef-d’oeuvre visuel…Nous avons pris ensuite le Turbot sauvage aux percebes de Galice, barbacane des vignes et sauce Matelote. Mais attention, la sauce matelote est faite avec un vin de Bordeaux et non pas avec du vin de Bourgogne !
La chair du turbot ayant une chair ferme et dense, nous étions déjà bien rassasiés après ce plat. Un avant dessert orange-carottes avec un insert glacé est venu nous apporter un peu de légèreté.Tant mieux, car Pierre avait commandé en début de repas “Le sarment de Vigne sur terre de Graves – Chocolats Grands Crus” et c’était vraiment très très gourmand…
Raisonnablement, j’ai opté pour la “tarte au citron pas comme les autres”, appellation mystérieuse s’il en est, mais ô combien justifiée : au programme, sucre filé, et feuille d’or qui culmine à 30 cm…

Un petit café plus tard, on nous apporte 6 mignardises, truffe allongée, pâte de fruit-chamallow et boule aux fruits, présentées sur une simple planche de bois, ce qui me donne des idées pour recycler la palette qui dort au fond du jardin.
Ce repas exceptionnel, à la fin duquel nous avons eu le plaisir d’échanger quelques mots avec Nicolas Massé, le chef doublement étoilé, restera bien sûr dans nos mémoires.  Pour avoir une idée des prix, une fois les 300 € déduits car offerts, la demi-bouteille de Château Smith Haut-Lafitte, la bouteille d’eau et un café nous sont revenus à 107 €.
Mais il faut bien comprendre que le personnel (nombreux) fait attention à chacun de ses gestes, tout est beau à voir : chaque plat est apporté sur un immense plateau porté par un serveur et le maître d’hôtel, qui précède le serveur, nous  présente le plat, et le dépose devant nous. Un vrai spectacle !

 

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