FONTEVRAUD – LE RESTAURANT

FONTEVRAUD – LE RESTAURANT

Tél : 02 46 46 10 10
Date du repas : samedi 8 février 2020 – le soir
2 menus uniques “13ème Lune” à 70 €
2 apéritifs
Gustographie photographie gustative de notre terroir
De la soupe et du pain sec
Les courges de Nicolas, ketchup et anguille fumée
Dorade zébrée, céleri rave
Une volaille élevée dans les vignes par Gabriel
Fromages affinésPause fontevriste
Citron jaune et olives noires
1 café
1 bouteille de Saumur Champigny

Total : 222 €

La note de Monsieur : 17/20

La note de Madame : 18/20

Alors, ce repas ?
Un repas d’anniversaire dans un lieu d’exception, voici la surprise qui m’attendait pour mes 45 ans.  Après avoir posé nos bagages dans la chambre (en fait j’ai eu le package nuit d’hôtel/resto étoilé), et un rapide tour de l’Abbaye que nous connaissions, nous nous sommes pomponnés pour goûter la cuisine du chef, étoilé donc, et aussi Bocuse d’Or en 1993. 
Nous poussons la porte du restaurant, arrivons devant un comptoir vide, et en faisant attention, un panneau nous indique “Avancez jusqu’à la Lune”. Un jeu de piste, on adore…
Inutile de lever les yeux pour chercher cette Lune, il faut simplement avancer dans l’immense salle qui se trouve devant (une ancienne église, annexe de l’Abbaye) jusqu’au panneau représentant une lune. Et à ce moment-là, vous êtes dans la lumière. Enfin dans le champ de vision du personnel qui vous prend en charge immédiatement.

Pénétrés par l’aspect divin du lieu, nous sommes conduits dans la salle de restaurant, enfin plus exactement dans le cloître transformé en salle de restaurant, réservé aux tables de deux. Les tables plus nombreuses sont installées dans une autre salle, un peu moins romantique.

Ce cloître est également la salle des petits-déjeuners…  
Concernant l’environnement, on est dans la sobriété monacale, pas de nappe, les serveurs en tenue très simple (pantalon noir et chemise) mais… Pour UNE fois, tous les convives ont fait des efforts vestimentaires, pas de jean, de basket, de débraillé… comme cela arrive parfois dans des étoilés, même le soir !
Le menu unique, changeant à chaque lune, nous est proposé sous forme de calepin, avec un calendrier lunaire, et le plan du potager du chef.
Nous commençons par deux apéritifs, une liqueur d’écorces d’oranges aux épices et du pétillant, servis avec la “Gustographie” (des croustillants absolument délicieux, farcis notamment de fromage de brebis et d’échalote). 
Pour le vin, nous décidons de consommer local, avec un Saumur Champigny à 40 €. Le sommelier a toujours surveillé discrètement et efficacement le niveau de nos verres. 
Nous sommes ensuite à la “soupe et au pain sec” dixit le menu. En fait, il s’agit d’une émulsion autour de la betterave, accompagnée de pain croustillant.
Puis nous continuons avec les courges de Nicolas et l’anguille fumée. Absolument délicieux, les graines de courges juste torréfiées éclatent sous la dent, la courge et son ketchup sont travaillées dans la finesse et l’anguille, qui n’est pas notre poisson préféré pourtant, hé bien, l’anguille glisse toute seule…
La dorade zébrée arrive ensuite, mais ce n’est pas la dorade qui est zébrée, mais plus exactement la feuille croustillante (à l’encre de seiche) qui la recouvre, et si le céleri rave peut paraître un peu terne comme accompagnement, il faut  goûter ce plat et ce qui se trouve sous la dorade pour changer d’avis.
La volaille élevée dans les vignes, par un certain Gabriel, a aussi du succès, elle est présentée en cône, avec du chou pakchoi, une raviole confit de canard et foie gras, et une raviole crémeuse (impossible de me souvenir précisément des ingrédients, mais c’est celle que nous avons préférée pourtant).
Monsieur tape allègrement dans le plateau de fromages, tandis que je me retiens car j’ai vu qu’une autre table fêtait un anniversaire, et j’attends ma surprise.
Un plateau arrive, la “pause fontevriste” s’est transformée en bougies géantes, dont une à manger : nougat glacé, caramel au beurre salé à l’intérieur et meringue, enrobés de chocolat blanc. Visuellement le trompe l’œil est  parfait, mais je ne finis pas tout, car le vrai dessert ne tarde pas. 
Très léger, frais, (un sorbet citron, olive noire confite, crémeux à l’olive sous le sorbet et pannacotta à l’amande) il manquait peut-être d’un petit plus visuel, un peu plus de volume par exemple… Je finis ce repas EXCELLENT par un café, accompagné d’une madeleine, et la certitude que nous reviendrons !

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